
Le Lieutenant-Colonel Jérémie Degrande, Chef de la sous-direction opérationnelle du SDIS 62 fait un point. « Ce sont d’abord des crues par précipitation de certains petits cours d’eau qui s’étalent. Généralement, l’eau pénètre dans le sol, mais une fois que les nappes n’absorbent plus, le trop-plein remonte à la surface. À ce phénomène s’ajoute celui des marées et de ses coefficients qui font que la mer, seul exutoire naturel, ne fonctionne pas toujours. Il faut donc pomper et jouer entre les canaux, les écluses et les horaires ». Nécessitant beaucoup de pédagogie pour être accepté par les sinistrés, l’exercice reste courant dans ces territoires du Nord de la France historiquement gagnés sur la mer.